Pam Pam, Cam!

For the love of lascivious exhibition

Le probleme avec: Le probleme avec la meprisance

leproblemeavec:

Le problème avec la méprisance, le terme employé par Nicolas Sarkozy dont le public s’est d’abord largement gaussé avant d’apprendre que le mot existait en réalité, c’est que si son existence est prouvée, il n’en demeure pas moins un mot de vieux français employé uniquement au Moyen-âge, ce qui…

Car enfin le trait le plus visible dans l’homme juste est de ne point vouloir du tout gouverner les autres et de se gouverner seulement lui-même. Cela décide tout. Autant dire que les pires gouverneront. Alain

Danser sa vie - Exposition au centre Pompidou

Incompatibles - By PamPamCam

Incompatibles - By PamPamCam

Quand on me demanda si je voulais que l’hôpital procède à une autopsie, je répondis que ce n’était pas nécessaire. Il y avait deux possibilités. Ou bien son corps l’avait lâchée, ou bien elle avait pris des comprimés et je ne souhaitais pas savoir ce qu’il en était car, dans un cas comme dans l’autre, la réponse n’aurait pas raconté l’histoire vraie. Betty était morte d’un cœur brisé. Il y a des gens qui rient en entendant cette expression, mais c’est seulement parce qu’ils ignorent tout de la vie. On meurt d’un cœur brisé. Ça arrive tous les jours et ça continuera d’arriver jusqu’à la fin des temps. Paul Auster, Seul dans le noir

De même qu’une bicyclette, de même qu’une roue, une fois lancées, ne peuvent demeurer stables que dans le mouvement et tombent dès qu’elles en sont privées, ainsi en va-t-il du jeu entre un homme et une femme : une fois commencé, il ne peut subsister que s’il se développe. Or, si aujourd’hui n’est pas en progrès sur hier, il n’y a plus de jeu Le Pavillon des cancéreux par Soljenitsyne

(Source : lesmotsnerimentpastous)

Rencontre avec le Renard - Saint-Exupéry

C’est alors qu’apparut le renard:

- Bonjour, dit le renard.

- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.

- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.

- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli…

- Je suis un renard, dit le renard.

- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…

- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

- Ah! pardon, fit le petit prince.

Mais, après réflexion, il ajouta:

- Qu’est-ce que signifie “apprivoiser” ?

- Tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches-tu ?

- Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu’est-ce que signifie “apprivoiser” ?

- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?

- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu’est-ce que signifie “apprivoiser” ?

- C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie “créer des liens…”

- Créer des liens ?

- Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…

- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé…

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Je voudrais pas crever

Je voudrais pas crever
Avant d’avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d’argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d’égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu’on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j’en aurai l’étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j’apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d’algues
Sur le sable ondulé
L’herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L’odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l’Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d’avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J’en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu’on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s’amène
Avec sa gueule moche
Et qui m’ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d’avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu’est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d’avoir goûté
La saveur de la mort…

               - Boris Vian